J'aime les fleurs, un peu, beaucoup...
Ile de Cat Ba et Baie d'Halong
Et oui, nous y sommes! Nous avons d'abord passé quelques jours sur la petite île de Cat ba. C'était très agréable. Des dizaines de petits bateaux colorés et de toutes formes nous accueillent dans le port. Il y a de nombreux restaurants ou l'on peut déguster de bons produits de la mer: calamars, crabes, crevettes, poissons, nous en avons bien profité. A quelques minutes de marche, on trouve trois petites plages a l'eau transparente. Au loin, les falaises mondialement connues sortent de l'eau.
C'est un endroit étrange ou un petit village de pécheurs s'est transformé en un complexe touristique fait uniquement pour ... les vietnamiens. C'est rafraîchissant de ne pas être, pour une fois, dans un endroit complètement modifié afin de satisfaire les touristes occidentaux. Il y a des restaurants, des hôtels et des magasins créés pour que les vietnamiens s'amusent. Et le week end, c'est la folie. A 11 heures du matin et a 18 heures, les restaurants débordent de groupes. Les rues sont bondées. Les gens profitent de la fraîcheur du soir pour faire du tandem et se promener. Les enfants peuvent conduire de petites voitures électriques. C'était une expérience très intéressante a vivre.
Et c'est d'ici que nous sommes partis a l'exploration de la célèbre Baie d'Halong (et la Baie Lan Ha, plus petite et plus calme). Nous n'attendions pas grand chose de cette excursion. Surtout après avoir entendu les histoires négatives de nombreuses personnes rencontrées ces dernières semaines: arnaques, bateau trop petit pour contenir tout le monde, guide peu professionnel, mauvais temps... Nous pensions juste que c'était une visite obligatoire a faire.
Le paysage n'est pas unique. De Guilin a la Thaïlande, ces énormes rochers sont présents. Néanmoins, c'est ici qu'ils sont en plus grand nombre avec 1969 îles étalées sur 1553 kilomètres carrés. Ha Long signifie "descente du dragon" car la légende veut que l'empereur Jade envoya un dragon femelle arrêter une invasion. Elle cracha des perles afin de créer des îles sur la route de l'ennemi. Après la victoire, le dragon trouva l'endroit tellement beau qu'il décida d'y rester.
Nous avons eu beaucoup de chance et avons passé de très bons moments. Il a fait très beau pendant les deux jours. Nous étions un petit groupe. Nous avons visité deux grottes, vu des villages flottants (vivre sur l'eau doit être complètement fou), avons fait du kayak et nous sommes baignés au milieu des falaises. Je n'ai jamais vu une eau aussi transparente. Nous étions dans l'eau jusqu'au cou et je voyais toujours mes pieds (ainsi que de grosses méduses et de petits poissons). Par contre, les courants rassemblent les déchets flottants a certains endroits, ce qui gâche un peu le paysage. Nos repas étaient incroyables. Nous avons dormi une nuit sur le bateau (nuit que nous avons commencée sous les étoiles mais que nous avons finie a l'intérieur car il s'est mis a pleuvoir). Tout très bien!
Parce qu'il le vaut bien!
Un petit message afin de féliciter Danou qui après avoir envoyé UN CV pour UNE compagnie, a passé deux entretiens téléphonique et a obtenu un travail de professeur d'anglais à Pékin! Nous passons donc notre dernier mois de voyage au Vietnam puis ... nous partons nous installer en Chine!!! Il faut que nous soyons à Pékin au plus tard le 6 septembre et Danou commence sa formation le 13. Il ne reste plus qu'a trouver un petit chez nous et tout sera parfait.
Nous sommes vraiment contents.
Quant à moi, je vais rester en Chine jusqu'à mi-septembre, le temps que nous trouvions notre appartement puis je vais rentrer en Angleterre et en France un mois ou deux. Je rejoindrai Danou après. Laissez nous juste le temps de nous installer et vous serez tous les bienvenus. Une nouvelle aventure commence!
Marionnettes sur l'eau
Toujours à Hanoi, nous sommes allés voir un spectacle traditionnel de marionnettes sur l'eau. C'était vraiment magnifique. Les marionnettes sont très belles, en bois peint. Elles sont manipulées grâce à un bâton, les personnes qui les bougent étant dans l'eau jusqu'à la taille, derrière le rideau. Le spectacle est divisé en parties assez courtes représentant des scènes de la vie quotidienne autour de l'eau: pêche, promenade à dos de buffle, danse, balade des canards, planter du riz... Il y a également des histoires légendaires avec des dragons, phénix et autres animaux fantastiques. Les marionnettes bougent les bras, ont de la fumée qui sort de leur bouche, crachent de l'eau... Sur le coté, des musiciens et chanteurs jouent en accord avec le mouvement des marionnettes. Un très agréable moment! (pardon pour les têtes en bas des vidéos mais je ne voulais pas déranger mes voisins de derrière)
Festin vietnamien
Après Kyoto l'année dernière, nous avons cette fois célébré mon anniversaire à Hanoi et avons été dans un très beau restaurant déguster des plats traditionnellement vietnamiens.
Tout d'abord, Pho Bo, une soupe de nouilles au boeuf qui se mange surtout au petit déjeuner. Puis, des nems et des beignets de crevettes.
Ensuite, du boeuf à l'ananas et du poisson sauce tamarine avec du riz vapeur. Enfin, de la glace à la noix de coco sur un lit d'ananas avec des bananes caramélisées.
C'était vraiment excellent! (Pardonnez moi pour la qualité médiocre des photos mais mon appareil a décidé que je le faisais trop travailler et il s'est mis en grève de flash pour une durée indéterminée.)
Hanoi
Encore un voyage agréable, lever à 3 heures du matin pour douze heures de bus avec un chauffeur aimant beaucoup (mais alors beaucoup) se servir de son klaxon (c'est vrai ca, il faut prevenir que l'on arrive même lorsqu'il n'y a personne sur la route, on ne sait jamais). La climatisation ne fonctionnait pas mais nous n'avions pas le droit d'ouvrir les fenêtres. La capitale du Vietnam nous a accueuilli avec deux heures d'embouteillages pour rejoindre le centre (et si on ne s'était pas arrétés deux fois pour laver le bus en route, ce qui est complètement stupide, juste pour faire travailler des gens, on serait peut être arrivés avant que tout le monde ne sorte du travail). Dur dur...
Nous avons beaucoup aimé Hanoi. C’est une ville qui bouge et ou l’on ne s’ennuie pas une minute (par contre, ça doit être fatigant d’y vivre). Notre hôtel était situé dans le vieux quartier qui est le cœur de la ville depuis le XVème siècle. Il est constitué de petites ruelles qui s’emmêlent les unes dans les autres. Les maisons traditionnelles commerçantes, appelées maisons-tubes, ont une forme bien particulière. Elles ont évoluées à partir d’un étal de marché. Au rez-de-chaussée, il y a un petit magasin, puis au dessus les pièces d’habitation. Ces structures, certaines larges seulement de deux mètres, ou les pièces sont empilées les unes sur les autres, peuvent atteindre soixante mètres de haut. Des arbres réussissent à pousser ou il ne semble pas y avoir de place et garantissent l’ombre indispensable. De même, de petits temples apparaissent ici et là coincés entre deux maisons. L’influence chinoise est évidente dans l’architecture.
Les magasins envahissent les trottoirs obligeant les passants à marcher sur la route. La moindre balade devient ainsi quasiment suicidaire avec les nombreuses motos qui se faufilent dans tous les sens. Et ici encore, il ne semble pas que le piéton soit prioritaire, même lorsque le feu est rouge et que l’on marche sur le passage piéton (il parait que Hanoi est plus calme que Ho Chi Minh au sud, ça promet !).
Les vietnamiens vendent tout et n’importe quoi sur leurs vélos ou bien au moyen d’un bâton de bambou qu’ils portent sur leur épaule : des fruits aux vêtements en passant par les fleurs et les objets de paille. Il y a de petits restaurants et bars sur les trottoirs. Les tabourets en plastique gagnent de la place sur la route au fur et à mesure que la soirée avance. Il y a des odeurs, bonnes ou mauvaises, partout. Une grande partie de la vie quotidienne se déroule vraiment dans la rue.
Au milieu se situe le lac Hoan Kiem qui garantit une balade agréable. Au sud, se trouve le quartier français avec ses grandes avenues et son architecture classique ainsi l’Opéra (photo de gauche). Nous y avons visité le très bon musée national (photo de droite) qui retrace l’évolution de la vie sur le territoire de l’actuel Vietnam de la préhistoire à nos jours.
Au nord de la ville, nous avons continué notre tour des grands personnages communistes du passé. Après Mao à Pékin, (dommage, Staline n’était pas disponible lorsque nous étions à Moscou) nous sommes allés voir le mausolée d’Ho Chi Minh. A côté du palais présidentiel (photo de gauche) se trouve la maison dans laquelle il a vécu les onze dernières années de sa vie (photo de droite).
Nous avons également visité le Temple de la Littérature, un sanctuaire confucianiste et un centre d’apprentissage datant de 1070. Il fut construit sur le modèle de la maison de Confucius située à Qufu en Chine que nous avons vue il y a quelques mois.
Et cette année, Hanoi célèbre ses 1000 ans. Bon anniversaire!
Dien Bien Phu
Voici notre première étape au Vietnam, une petite ville située au milieu d'une plaine entourée de montagnes au nord du pays, à 35 kilomètres de la frontière avec le Laos. Dien Bien Phu est malheureusement célèbre pour de noires raisons. C'est à cet endroit que s'est déroulée la dernière bataille de la guerre d'Indochine ou la défaite des français a apporté l'indépendance aux vietnamiens.
En novembre 1953, le général Navarre, commandant en chef de l'Indochine, décida d'établir une base à Dien bien phu. Il pensait que cela bloquerait les lignes ennemies et obligerait les viet minh, habitués à se cacher dans la jungle et les montagnes, à sortir dans un espace ouvert. Les français installèrent ici neuf camps fortifiés. Le 10 mars 1954, les attaques commencèrent et en moins de cinq jours, deux camps furent pris. L'assaut final commença le 1er mai et la dernière position tomba le 8 mai, après 59 jours de combat. Un accord fut signé à Genève le 21 juin et les troupes françaises quittèrent l'Indochine. Il y eut des milliers de morts dans les deux camps et la bataille de Dien Bien Phu est encore célébrée au Vietnam comme la victoire qui permit l'indépendance.
Il y a des chars, bunker et autres armes en exposition. On peut aller dans le cimetière viet minh ou des héros sont enterrés dans des tombes sans nom, uniquement marquées par des étoiles dorées sur fond rouge. Le musée est vraiment décevant. Il ne raconte rien des évènements qui ont mené à la guerre ou bien comment s'est déroulée la bataille de Dien Bien Phu. C'est seulement une énorme propagande sur comment les viet minh ont vaincu leurs ennemis. Il faudra chercher les informations ailleurs... Malgré tout, la ville est agréable et calme. Il y a de bons petits restaurants ou les flammes rugissent sous les woks. Les gens transportent tout et n'importe quoi sur leurs vélos. Et toujours avec un chapeau conique sur la tête bien sur!
Muang Khoua
Toujours plus haut sur la rivière Nam Ou, mais cette fois en bus (le bateau était vraiment trop cher) nous nous rendons à Muang Khoua, la dernière ville avant de quitter le Laos. Nous arrivons tard et trouvons un hôtel pour la nuit. L’endroit est très peu développé alors que nous pensions arriver dans une petite ville ou beaucoup de gens passent pour aller ou revenir du Vietnam. Il y a un pont suspendu métallique effrayant qui balance lorsque l’on marche dessus. Notre chambre est située près de la rivière et j’ai l’agréable surprise de voir grimper un rat le long du mur juste derrière mon oreiller.
Le lendemain, nous apprenons qu’il n’y a peut être pas de bus pour nous rendre au Vietnam. Normalement il y en a tous les jours mais la route est en travaux et est impraticable, surtout avec la pluie. Il n’y a pas eu de bus depuis deux jours mais on nous dit qu’il y en aura peut être un le lendemain. Nous ne savons pas quoi faire. Il nous faudrait faire trois jours de bus pour nous rendre au passage de frontière le plus proche. Cela nous coûterait de l’argent (et beaucoup d’énergie), il faudrait retourner à l’ endroit ou nous étions la veille et nous allons peut être dépasser le temps de notre visa (et il faut payer une amende pour chaque jour en trop dans le pays).
Nous décidons donc de rester là ou nous sommes. C’est cette frontière que nous voulons utiliser pour arriver à un certain endroit au Vietnam. Un israélien est avec nous. Au pire, à nous trois, nous allons payer un chauffeur ou sauter dans un pick-up pour faire les soixante kilomètres qui nous séparent du Vietnam.
Quelle ne fut pas notre joie lorsque dans l’après midi nous avons vu le minibus arriver du Vietnam et déposer des touristes. La route est ouverte et nous pourrons repartir dans le même minibus. Nous surveillons inquiet le ciel menaçant. Surtout, pas de pluie…
Réveil à 3h30 du matin. Nous nous rendons au bord de la rivière ou une barque fait traverser la dizaine de touristes que nous sommes afin de rejoindre le minibus sur l’autre rive (la traversée de rivière de nuit avec le courant rugissant n’était pas ma partie préférée). Le chauffeur demande le double du prix pour le billet. Nous protestons mais lorsqu’il menace de descendre nos sacs installés sur le toit, certains craquent et nous devons payer. Nous voici partis pour sept heures de route chaotique. Le sol est boueux. Plusieurs fois, nous devons descendre afin d’alléger le bus et de faciliter son passage. Nous devons même le tirer dans une côte. Nous mettons toutes nos forces sur la corde et le voyons patiner de gauche à droite et menacer de finir dans le fossé.
Nous assistons à un spectacle magnifique, un lever de soleil sur une mer de brume. Nous traversons de petits villages constitués seulement de quelques huttes. Les femmes portent des tenues traditionnelles de couleur.
Nous arrivons à la frontière : tampon du côté laotien, quelques kilomètres de no man’s land puis tampon du côté vietnamien. On ne nous demande même pas de l’argent supplémentaire, incroyable !
Nous sommes au Vietnam ! Le Laos est un beau pays mais il ne nous a pas laissé une forte impression. Beaucoup aiment la tranquillité des laotiens, nous les avons trouvés mous. De plus, nous pensions que ce serait le pays le moins cher des quatre par ici. Pour l’instant, c’est celui ou nous avons dépensé le plus d’argent (en contant l’ordinateur acheté en Thaïlande). Les laotiens n’ont pas cette tradition de manger hors de chez eux. Tous les restaurants sont pour les touristes et coûtent assez cher. Et certaines personnes exagèrent vraiment trop sur les prix pour les touristes.
Nous sommes maintenant au Vietnam et nous sentons immédiatement que ce pays nous correspond davantage. Il y a un dynamisme énergisant. Les gens sont efficaces. Il règne dans les rues cette petite folie (que certains appelleront bazar) que nous avions aimé en Chine. Il y a de petits restaurants et bars à bière sur les trottoirs. Les vélos et les pousse-pousses se faufilent dans les rues. Ce sera un bon dernier pays ! (quelle pensée étrange de se dire que c’est le dernier pays…)
Nong Khiaw
Nous avons passé sept heures dans une longue barque à moteur afin de nous rendre de Louang Prabang à Nong Khiaw, un village situé sur la rivière Nam Ou. Partout, d’immenses montagnes vertes se reflètent dans l’eau marron. Des barques passent dans un sens ou l'autre. Les rivières constituent un axe de communication majeur et font partie de la vie quotidienne des habitants. Parfois, le courant était tellement fort que nous avions du mal à avancer. C’est étrange, cela recréait la même sensation que lorsqu’une voiture patine dans la boue. D’autres fois, les rapides étaient vraiment impressionnants. Nous étions quatre dans la barque avec deux chauffeurs. On s’est arrété pour faire de l’essence à un « bateau-station service ». C’était bien plus agréable que de prendre le bus !
Une fois arrivés à Nong Khiaw, nous voulions prendre un autre bateau pour nous arrêter dans un autre village situé une heure plus loin sur la rivière. Il n’y en avait pas avant le lendemain. Nous sommes donc finalement restés ici quelques jours dans ce paysage enchanteur. Au milieu, trône l’énorme rivière traversée par un pont construit par les chinois. Sur les deux rives, il y a juste quelques maisons et restaurants en bois entourés, d’immenses montagnes recouvertes d’arbres. Les nuages s’accrochent à leurs sommets. Les couleurs sont intenses, les eaux marrons, le vert de la végétation, le gris du ciel (et oui, il pleut davantage maintenant).
Je restais des heures à admirer la beauté des lieux et à m’amuser de l'activité des locaux. Les bateaux vont et viennent débarquant des gens et déchargeant des cargaisons folles. L’une d’elles était constituée des paniers remplis de poulets. Une autre contenait de longues planches. Le soir, les gens vont se laver dans la rivière. Les femmes y font la lessive et la vaisselle pendant que les enfants jouent bruyamment dans l’eau. Tout est si paisible.
Louang Prabang
Louang Prabang fut une étape très décevante. C’est la capitale religieuse du pays et j’attendais beaucoup d’émotions de cet endroit. Malheureusement, le tourisme est poussé à son comble ici. Tout est trop cher. Il n’y a pas de place pour les voyageurs « budget ». Il n’y a que des hôtels et restaurants de classe supérieure. Même le prix des visites est exagéré. Cela coûte davantage pour une personne de visiter le palais royal et musée (photo de droite) que d’avoir une chambre pour deux personnes pour une nuit. Ecœurés, nous ne sommes restés ici que deux jours et avons limité les visites.
La ville fut la capitale du royaume du Laos jusqu’en 1563 puis le redevint à la fin du XVIIème siècle. Située sur le morceau de terre ou la rivière Nam Khan se jette dans le Mékong, elle est tout de même très jolie. Il y a des maisons coloniales colorées et des rues calmes. Les moines à la robe safran sont partout. Le matin, il y a un marché alimentaire très animé (ma passion pour les marchés est toujours bien vivante) et tous les soirs, l’immense marché Hmong recouvre les rues de la vieille ville de souvenirs, d’étoffes et de peintures. Il a de nombreuses spécialités culinaires, telle la saucisse de Louang Prabang ou bien encore les algues de rivière, que nous avons bien sur goûtées.
Le temple Xiang Thong est très beau. Il fut construit en 1560 et eu la chance de ne pas être rasé par les chinois au XIXème siècle. Les murs sont couverts de peintures et de mosaïques racontant des histoires et des scènes de la vie de tous les jours.
Une autre « animation » à ne pas rater à Louang Prabang est l’aumône des moines. Tous les matins, au lever du soleil, les bonzes des différents temples marchent en file indienne dans la rue principale. Pieds nus et en silence, ils reçoivent un peu de riz gluant, des gâteaux et des fruits des habitants, comme autrefois Bouddha mendiait sa nourriture. Là encore, le tourisme (développé par les locaux) a transformé la scène en véritable cirque. Les étrangers miment le rite alors qu’ils ne sont pas bouddhistes, sont bruyants et photographient les moines de façon humiliante. C’est plutôt triste à voir.
Un point positif à notre visite est le fait que nous avons testé le massage traditionnel et le sauna aux herbes. Le massage était très agréable (et pas douloureux, pour une fois !). Il durait une heure et couvrait le corps entier. L’huile à l’eucalyptus laisse une agréable sensation de fraîcheur sur la peau. Puis, on se rend aux saunas. Ils consistent en deux toutes petites pièces noires, une pour les hommes et une pour les femmes. La température à l’intérieur est vraiment très chaude. On y reste quelques minutes puis on sort dans la salle commune ou l’on peut discuter, boire du thé vert et regarder la télévision. C’est vraiment très bien fait et lors de la première visite on est guidé du début à la fin (au moins pour les occidentaux). On nous prête même un sarong, une étoffe de tissus, dans laquelle on s’enroule une fois déshabillés. C’était vraiment une très bonne expérience. En plus, nous avons fait cela à la Croix Rouge et l’argent récolté sert à aider les villageois pauvres. Ce serait bête de se priver!

















































































































